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Archive for octobre 2010

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Les réformes européennes des retraites visant à vider les comptes en banque des citoyens ont été votées. Le fonds de soutien de l’économie européenne, décidé en mai 2010, peut être alimenté.

L’Union européenne adopte un plan pour durcir la discipline budgétaire. Le Monde.

Prochaine étape : l’impôt bio.

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Profitant de l’engouement d’une grande partie de la population pour l’écologie, il semblerait que les politiques de Nouvelle-Calédonie, toujours prompts à se donner en spectacle et à faire circuler des espèces sonnantes et trébuchantes, aient décidé de jouer la carte de la bio-diversité…Pas la bio-diversité environnementale, hein ? Celle de la bio-diversité économique.

La lecture des Nouvelles calédoniennes d’aujourd’hui est à ce titre assez édifiante. Une soudaine passion pour l’environnement a envahi les colonnes de presque toutes les pages du journal.

D’abord, un messager de l’Etat a été accueilli pour parler du Grenelle de la mer. Il n’est pas précisé le coût CO2 de la visite de ce pigeon-voyageur, venu vanter les grands principes fumeux des réflexions sans valeur juridique lancées par l’hexagone l’année dernière. Ce qu’on sait c’est que le lagon a un « potentiel de ressources ». Et qu’il faudrait mettre en place « une structure qui servirait à définir une méthode de travail, puis à lancer un état des lieux ». Bref, du blablabla jusqu’aux prochaines élections : 6 mois pour créer la structure, 6 mois pour définir la méthode de travail, 1 an pour faire un état des lieux que tout le monde connaît déjà et on sera en 2012.

On apprend également que les universitaires se sont réunis pour apporter leur pierre à l’édifice de la protection de l’environnement. En atelier, à l’initiative de l’Oeil (Observatoire et informations sur l’environnement), toujours aussi myope, et avec l’aide d’un consultant spécialisé venu spécialement de La Réunion (coût CO2 non précisé et coût de la réunion non plus d’ailleurs), ils ont fixé leurs objectifs pour le futur de l’environnement marin : « Observer pour connaître et faire remonter l’information pour gérer et fournir une aide à la décision, en conciliant les intérêts respectifs de la société civile, des gestionnaires, des scientifiques, des gouvernements » afin de « proposer des améliorations et fournir l’architecture d’un projet durable de surveillance de l’environnement pour avoir un tableau de bord méthodologique partagé et partageable ». En clair, quand il y a une pollution marine, tu prends ton tableau Excell dans le répertoire partagé avec tous les autres, tu inscris la date de la pollution et tu fais une croix. Ah, ils vont être contents les poissons qu’on observe comment ils agonisent.

Protéger les espèces ? ça va pas nan ? Du suivi, that’s all. Concilier les intérêts de tous, okay ?…Understand ?

Côté terre, en page 6, le label Bio. Pour encourager la consommation de produits bio. Le label Bio, c’est une pastille qu’on met sur les produits pour indiquer qu’ils respectent la norme océanienne d’agriculture biologique. Sachant que la norme océanienne d’agriculture biologique a été élaborée par des représentants des agriculteurs et que sa valeur contraignante est assez limitée, tout comme son contenu d’ailleurs qui ressemble surtout à une déclaration d’intention de bonnes pratiques, on peut légitimement douter que cet étiquetage ait pour but de protéger l’environnement. D’autant que la certification bio sera faite par un organisme désigné par la Province Nord et non indépendant comme c’est le cas en Europe. Autant dire que le copinage risque de marcher à plein. Mais bon, le but étant de favoriser les exportations dans la zone Pacifique, on se doute bien que la faible production paysanne du caillou, pas toujours de très bonne qualité, ne trouvera pas acquéreur au-delà des frontières, sans des étiquettes appropriées : « mais non, ma bonne dame, elle n’est pas verte ou pourrie ma tomate, elle est bio », c’est plus chic.

Quand on ne sait plus où trouver de l’argent, il reste toujours la solution du prêt-bio. En Europe, ils alimentent la méduse financière grâce à l’allongement de la durée de versement des cotisations retraites. C’est facile, l’Europe est constituée de pays de vieux et les travailleurs sont habitués à payer des sommes toujours croissantes pour leurs personnes agées. De l’autre côté du globe, une telle stratégie serait inefficace. La population du caillou est jeune : moins de 10% de personnes agées de plus de 60 ans. Difficile dans ces conditions de récupérer de l’argent en faisant valoir un déséquilibre actifs/non actifs. Même avec la meilleure volonté du monde et en intoxicant avec des projections alarmistes (Projections de population pour la Nouvelle-Calédonie à l’horizon 2030 – ISEE), il faudrait attendre 2030 pour doubler ce pourcentage (1). Or, il est nécessaire de trouver des sous avant.

La solution : faire un prêt que le contribuable remboursera. C’est ainsi qu’on apprend que la Calédonie a contracté un emprunt de 3,6 milliards de francs pour adopter un texte (le schéma de l’énergie et du climat), améliorer la prise en compte des enjeux sociaux et environnementaux dans les marchés de travaux (en dehors des marchés de travaux, visiblement, on s’en fout) et surtout « retrouver une capacité d’auto-financement positive » sur son budget propre. Cela devra s’accompagner notamment d’actions conduites pour assurer la performance des finances et politiques publiques et d’une limitation des dépenses de fonctionnement. Traduction : L’agence française de développement prête des sous. En contrepartie, les effectifs de fonctionnaires devront être réduits. Rentabilité économique et financière, en échange des fonds.

L’Agence française de développement, c’est une banque française qui fait de l’aide publique au développement. Essentiellement en Afrique. Enfin de l’aide, c’est un bien grand mot, il faut que ça rapporte quand même un peu, c’est un bailleur de fonds, pas un mécène ou une ONG. Disons qu’elle permet de défendre les intérêts français dans les anciennes colonies. Une sorte de banque du tiers-monde. Bien entendu, la Nouvelle-Calédonie, avec un PIB/hab proche de celui de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande ne fait pas partie du tiers-monde mais on fait comme si…faut pas me demander pourquoi, j’suis même pas certaine que la Calédonie ait besoin d’un prêt, vu qu’elle n’est pas endettée…sans doute un copié-collé du grand emprunt lancé par Sarkozy dont on ne voit toujours pas concrètement quels investissements il va financer mais dont on sait que 25 milliards d’euros ont été transférés récemment aux opérateurs chargés de la gestion des fonds.

L’AFD est dirigée par Dov Zerah, ancien président du Consistoire israélite (2), conseiller municipal…de Neuilly et ancien patron de Dagris, le n°1 du coton français (pas bio le coton en question). Sa nomination au mois de mai fût assez controversée : des réseaux à l’AFD – JDD. Bien entendu, cela ne préjuge pas de ce qui sera fait en Nouvelle-Calédonie pour mettre en oeuvre l’économie verte.

Bon, sur ces belles paroles médiatiques soufflant des vents inutiles, j’m’en vais aller essayer de comprendre le travail des gens sérieux et notamment les textes parus récemment au JO sur la qualité de l’air : le décret n°2010-1250 du 21 octobre 2010 relatif à la qualité de l’air et le décret n°2010-1268 du 22 octobre 2010 relatif à la régionalisation des organismes agrées de surveillance de la qualité de l’air. M’étonnerait qu’ils soient applicables en Nouvelle-Calédonie, comme d’ailleurs les trois-quarts de la législation protectrice de l’environnement, mais bon, on peut toujours rêver.

 

(1) En France, il a fallu plus d’un siècle pour que les plus de 60 ans passent de 10% à environ 20% de la population. La Nouvelle-Calédonie verrait s’opérer ce vieillissement en 20 ans. Une sorte de progéria endémique peut-être ?

(2) Si l’on en croit ce qui se dit sur le net, sa nomination à l’AFD a réjoui le Consistoire israélite, heureux de se débarrasser d’un très mauvais gestionnaire.

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D’abord, il faut savoir que Liliane B n’a jamais vraiment travaillé. Elle est entrée comme stagiaire chez Loréal, avant d’hériter de la fortune colossale de son père, Eugène Schueller, fortune déjà garantie dans les années 50, par un mariage avec un homme politique travaillant dans la boite à papa. Papa Eugène racontait qu’il avait toujours travaillé dur (surtout pendant l’occupation allemande) et avait aussi quelques amis parmi les politiques, comme François Mitterrand qu’il recruta comme PDG d’une maison d’édition (à l’époque F. Mitterrand n’était pas encore socialiste).

Héritière d’une fortune estimée aujourd’hui à 20 milliards de dollars, l’essentiel de l’activité de Liliane B, à la suite du décès de son mari en 1987, a donc consisté à faire comme papa : entretenir de bonnes relations avec les politiques, quelle que soit leur tendance. Cela explique sans doute que la gauche ne se soit guère manifestée pour mettre en cause, dans le cadre du débat sur les retraites, le ministre Eric Woerth qui entretient de très bonnes relations avec la dame la plus riche de France.

Jusque là, pas grand chose à dire. La reproduction endogène est classique dans le milieu politico-affairiste au sein duquel il est difficile de rester riche sans pratiquer un peu la corruption. Comme on dit, le pouvoir et l’argent font bon ménage.

Le problème, c’est quand ce « un peu » devient « beaucoup ». En effet, Liliane B gagne environ 500 euros par minute, ce qui est une confortable retraite. Mais s’ajoute à cela les millions d’euros que le fisc lui rend chaque année depuis la mise en place du bouclier fiscal (environ 100 millions d’euros en quatre ans). Et d’après les calculs d’un économiste, son taux d’imposition avoisinerait 6% de ses revenus. De quoi laisser rêveurs ou aigris tous ceux qui vivent des revenus de leur travail et se voient imposer des taux d’imposition très supérieurs.

Il semblerait aussi que Liliane B tire des revenus d’activités plus douteuses. Comme le trafic d’ordinateurs volés. En effet, depuis le début des révélations concernant les accointances particulières entre Eric Woerth, sa femme et Liliane B, quatre ordinateurs de journalistes ont été dérobés : Affaire Bettencourt : vols au Monde, au Point et à Mediapart. Quelque temps auparavant, Liliane B avait dit, sans doute sur les conseils de son avocat grande gueule et « pas très catholique » comme aurait dit Georges Frêche (1), qu’elle était « prête pour la bagarre », on voit bien de quelle bagarre il s’agit. Efficace en tout cas, ce Georges K, il suffit qu’il soupçonne une magistrate non affiliée au pouvoir et la justice s’incline.

Car la bagarre a déjà fait quelques victimes : un directeur de cabinet envoyé à Cayenne, un journal obligé de faire un recours pour protéger ses sources, une magistrate dessaisie du dossier…puis tout un tribunal…PIM (2), (du nom du Procureur général de Versailles, Phillipe-Ingall-Montagnier, ancien membre des cabinets de Jacques Toubon et Dominique Perben) a en effet décidé, à présent que la loi sur les retraites est votée, de dépayser l’enquête. Histoire que d’autres reprennent tout depuis le début, ça fait gagner du temps…Time is money, selon l’expression consacrée en haut lieu.

Le temps n’a d’ailleurs pas la même valeur, selon qu’on est riche et puissant ou pauvre et avec les seules ressources de son travail. Il aura fallu trois mois pour que la nomination d’un juge d’instruction, réclamée par un grand nombre de personnes compte tenu des soupçons légitimes pesant sur le procureur chargé de l’enquête, soit enfin envisagée dans l’affaire Woerth-Bettencourt. Il n’aura fallu que quelques semaines pour vider deux ans de plus le compte en banque des travailleurs afin d’alimenter l’hydre boulimique des marchés financiers, au sein de laquelle Loréal tient une bonne place. Comme aurait pu le dire Einstein : « asseyez-vous une heure auprès des pauvres, et ça vous semble durer une minute ; asseyez-vous une heure auprès d’une vieille riche, et ça vous semble durer une éternité. C’est ça la relativité ».

(1) Au sens habituel de l’expression signifiant : à la moralité douteuse. J’précise, des fois que des ligues paranoïaques de lutte contre l’anti-sémitisme viennent brailler.

(2) Ne pas confondre avec le PIM, Parti Indépendantiste Multiethnique, (droite conservatrice) imaginé par un militant politique-blogueur de Nouvelle-Calédonie.

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Requiem for a dream

 

J’ai vécu fiévreuse                                              Je vis sur mes terres

Dans un HLM gris                                               Comme une pauvre mendiante

Dans des rues dangereuses                                 Sous le son des tazers

Les flics se glissaient                                           Les médias me hantent

Flashball sur la ceinture                                      Mon cerveau est en ruine

Dans les cages d’escalier                                     Sous les écoles encore fumantes

Nous enseigner la fracture                                  C’est mon futur qu’on assassine

 

On m’appelait                                                         On m’appelait

La cité des libertés                                                  Capitale des Lumières

Tout s’est effacé                                                     Dieu, que tout se perd

On m’appelait                                                         Je m’appelle Paris

Capitale des Lumières                                             Et je suis tombée

Dieu, que tout se perd                                            Sous le feu des condés

 

Je m’appelle Paris                                                    Je m’appelle Paris

Et je suis tombée                                                    Princesse décérébrée

Sous le feu des condés                                            Même Marianne m’a oubliée

Sous le feu des condés                                            M’a oubliée

Je m’appelle Paris                                                    Mes rêves de démocratie

Princesse-sécurité                                                   N’intéressent plus personne

Esméralda m’a oubliée                                            Ils ont tout détruit

M’a oubliée                                                             Ils ont tout détruit

 

 

Je m’appelle Paris

Et je suis tombée

Sous le feu des condés

Sous le verbe en anglais

Je m’appelle Paris

Marianne décapitée

Versez l’absynthe

Pour oublier

Pour oublier

 

Version originale « Je m’appelle Bagdad ». Tina Arena/Elodie Hesme.

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…achetée par les politiques et le patronat. 

Comme ça, je pourrai passer à la télé pour raconter comment ceux qui créent la richesse sont maltraités.

Comme ça, je pourrai appeler à manifester. Mais pas trop hein ? Pas d’appel aux blocages et puis pas les jours où on vote les réformes exigées par les marchés financiers. Surtout pas le jour où ces réformes sont votées définitivement. Après leur adoption, quand on ne peut plus rien faire, c’est mieux. Ou la veille de départs en vacances, genre le 28 octobre, avant le week-end de la Toussaint.

Comme ça, je pourrai toucher plein de subventions du patronat et des partis politiques. C’est bien l’argent, on peut faire plein de projets avec pour la retraite. De l’argent noir ? Oh si peu…

Comme ça, je pourrai peut-être même faire de la politique un jour. Sont sympas les politiques, ils aiment bien l’ordre et la paix sociale.

Pardon ? Défendre les salariés ? Réduire les inégalités ? La lutte des classes ? Meuh non, c’est obsolète tout ça. Faut vivre avec son temps et si à 50 ans, t’as pas une Rollex payé par ton patron ou le contribuable, c’est que tu n’es pas un bon syndicaliste.

 

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La fugue de jeunes filles « déséquilibrées » semble être très à la mode ces derniers temps. Au mois d’août était déclenchée, à Nouméa, une procédure Amber (Plan alerte enlèvement, dont l’origine vient du Texas) pour retrouver Ambre, une adolescente de 15 ans, disparue pendant quelques heures et retrouvée par un policier en congé, faisant tranquillement son jogging. On apprit quelques jours après que ce n’était qu’une fugue.

Ambre avait fugué – Les Nouvelles calédoniennes

Alerte disparition – Ambre a disparu. Calédosphère

Bis répétita, un peu plus d’un mois plus tard, avec Marine, une joggeuse, en Seine-et-Marne, disparue pendant quelques heures et retrouvée « choquée » selon les journalistes. L’affaire a finalement été classée sans suite, l’enlèvement ne semblant avoir existé que dans la tête de la jeune fille concernée.

Joggeuse enlevée : affaire classée – Le Figaro

Bien entendu, les deux « fugues » présentent d’étranges similitudes.  Mais on dira que c’est une coïncidence…Bien entendu…

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